Les bolas étaient utilisées au départ par les hommes préhistoriques, les indiens, les Inuits et les chinois pour la chasse. Un chasseur habile pouvait les lancer dans les pattes de l'animal qui s'immobilisait instantanément car les cordes s'enroulaient autour d'elles.
Elles étaient aussi traditionnellement utilisées en Argentine pour attraper le bétail, avant d'être introduitent dans les danses folkloriques des Gaùchos. Elles y sont utilisées comme des instruments de percussion frappés sur le sol, en plus de leur attractivité visuelle.
Mais l'origine la plus connue des bolas est celle provenant des tribus Maori de Nouvelle-Zélande, par les femmes pour la danse et par les guerriers pour l'entraînement (souplesse des poignets, force des bras). On appelait cela des Poï (se prononce "poye"), depuis beaucoup de noms leurs ont été atribués (Bolasse, bolas, chaines de feu, etc).
On les retrouve jusque dans le peuple Inuit, qui les fabriquaient avec des tendons et des os, ou avec des os percés à une extrémités dans lesquels est passée un cordelette de chanvre. Ils pouvaient être utilisés pour plusieurs jeux comme faire tournoyer et lancer les bolas sur une cible, qui pouvait être un morceau de bois, ou tel le jeu du Chuk Chuk.
Aujourd'hui, les poi sont des instruments de swinging répandus. Ils se prêtent bien aux spectacles faisant appel au feu (les boules sont remplacées par des mèches enflammées, on les appelle alors des bolas) ou à la dance utilisant des Kiwidos, ou les enchainements doivent etre fluides (on a alors quelque chose de très ressemblant à la gymnastique GRS utilisant, elle, des rubans seuls).